1. Objectifs scientifiques généraux
Le domaine de recherche en Hydrologie quantitative et statistique du LMHE vise à comprendre, modéliser et prédire le cycle de l’eau à différentes échelles spatiales et temporelles. Il s’intéresse particulièrement à la quantification des flux hydrologiques (précipitations, évapotranspiration, écoulements, recharge des nappes) ainsi qu’à leur variabilité naturelle et anthropique.
2. Approches méthodologiques
Les travaux s’appuient sur des méthodes statistiques avancées (analyse fréquentielle, séries temporelles, tests de tendance et de rupture) et des approches probabilistes pour traiter l’incertitude inhérente aux phénomènes hydrologiques. Des outils de régionalisation et de modélisation conceptuelle sont développés pour transposer l’information des bassins jaugés vers les bassins non instrumentés.
3. Événements extrêmes et risques hydrologiques
Une part importante des recherches concerne l’estimation des crues et des étiages extrêmes, dans un contexte de changements climatiques et d’évolution de l’occupation des sols. Des modèles statistiques de type valeurs extrêmes (GEV, distributions à queue lourde) sont calibrés et validés sur des bassins tunisiens et méditerranéens.
4. Variabilité spatio-temporelle et changements globaux
L’équipe analyse les tendances et les cycles des séries hydrométéorologiques longues, en cherchant à détecter les signatures du changement climatique et des pressions anthropiques. La caractérisation de la variabilité spatiale (gradients pluviométriques, hétérogénéité des sols) permet d’améliorer les bilans hydriques à l’échelle régionale.
5. Applications et transfert
Les résultats de ces recherches alimentent des outils d’aide à la décision pour la gestion des ressources en eau, la prévision des sécheresses, la conception d’ouvrages hydrauliques et l’adaptation aux risques naturels. Le LMHE collabore étroitement avec les gestionnaires (DGRE, CRDA) et les opérateurs nationaux pour une mise en opérationnelle des modèles développés.